Laïcité, concorde civile et dialogue

La laïcité constitue notre pacte républicain et résume bien la triade « liberté, égalité, fraternité ». Elle constitue à la fois notre art de vivre et le socle d’organisation de notre société. Cet art de vivre le rapport entre les religions avec la puissance publique est une spécificité française, unique en Europe et dans le monde. Nous affirmons ces valeurs haut et fort et le payons parfois du prix du sang. Le 13 novembre dernier est l’un de ces jours terribles. La laïcité a de vrais ennemis. Le sursaut républicain de tout le pays a montré le profond enracinement de ces valeurs au fond de chacun d’entre nous. Mais aujourd’hui la laïcité sert aussi de prétexte pour toutes les tentations d’exclusion et de rejet. Par ailleurs, le contenu du concept de « laïcité » ne semble pas faire consensus, y compris dans nos propres rangs de gauche.

Le principe de laïcité s’appuie sur un socle constitutionnel, légal, règlementaire, jurisprudentiel mais aussi sur la doctrine du droit. Le cadre juridique et posé, avec clarté. Pas la peine de rajouter des adjectifs et des « mais » et des « si ».
Pour moi, il y a la loi et son esprit. L’application de ces règles doit se faire dans un esprit d’ouverture, de consensus, donc de dialogue. L’esprit de la constitution et de la loi vise à garantir, fondamentalement, la liberté de penser et de vivre de chacun. En contrepartie, chaque citoyen a le devoir de respecter autrui et de limiter ses convictions confessionnelles à son cercle privé. La puissance publique, quant à elle, a le devoir de prendre ses décisions sans jamais en référer à des injonctions d’ordre religieuses de quelque provenance que ce soit, et de ne favoriser aucun culte. Mais neutralité n’est pas passivité : l’organisation de notre société sur la base de la laïcité est une construction constante. Cette construction ne peut se faire qu’en bonne intelligence.

Il faut un dialogue permanent, même si concept de laïcité constitue un fondement non négociable. L’application des principes de la laïcité vise à instaurer et à préserver la concorde civile. L’existence de multiples communautés de croyants au sein de la collectivité est un fait qu’il ne faut pas ignorer. Cette réalité, qui découle de la liberté individuelle de croire ou de ne pas croire, doit, au contraire, servir de point de départ d’un dialogue permanent avec toutes les composantes communautaires présentes, représentées par leurs responsables, leurs intellectuels, leurs penseurs. Pour que ce dialogue soit apaisé, il faut l’acceptation des principes de notre République par tous. Mais le consensus est fait de négociation et de compromis.
La laïcité n’est pas, dans l’esprit du législateur, un simple ensemble d’interdits ou d’exclusions, mais un exercice d’intelligence républicaine. La loi de 1905 est une loi de compromis. Il faut une pédagogie permanente sur la laïcité. Elle impose le dialogue, l’échange, l’écoute. Pas de laïcité d’exclusion et de rejet.

Je condamne les mouvements politiques qui se situent dans la mouvance de l’extrême droite qui usent à présent du concept de laïcité, pour promouvoir les idées d’exclusion, de rejet, de stigmatisation et de replis nationaliste identitaire.

Mais un lourd passif divise, brise et exclut : Le poids inacceptable de quatre millions de chômeurs rend stérile les valeurs de la solidarité, de l’égalité, de la fraternité. Rupture aussi dans les quartiers laissés pour compte. Le « vivre ensemble » est souvent un leurre. Nous avons collectivement failli dans la mise en œuvre des valeurs républicaines. Les citoyens français ne sont pas égaux, bien au-delà de la loi. Et les valeurs de la laïcité en sont les victimes.

Ce passif s’accompagne de l’affaissement des rituels républicains : parrainages républicains, mariages civils, funérailles non religieuses sont peu courants. J’oser affirmer la nécessité d’une dimension spirituelle laïque pour redonner un souffle à nos valeurs.

Il faut oser affirmer les principes de cette laïcité, car nos incertitudes, nos atermoiements, nos compromis font la force de nos ennemis. Il faut du courage, il faut aussi de la clarté et une sereine fermeté. Le relâchement du vocabulaire républicain dans certains médias et auprès des mouvements politiques est condamnable: il faut une clarification : aujourd’hui l’on entend souvent « juifs de France » ou « musulmans de France » à la place de « français de confession juive » ou « français de confession musulmane ». C’est mettre le confessionnel avant le républicain, alors que l’inverse réaffirme la primauté de la République.

En lien avec cette question de la laïcité, et compte tenu des attaques qui commencent à voir le jour au conseil municipal de Dole sur l’organisation de la restauration collective, dans le but de préparer le terrain à une future privatisation de la prestation, je voudrais préciser, dès à présent, la question du menu unique que j’avais fait adopter durant mon mandat. L’affaire n’en est qu’à son début.
Le principe du menu unique est prôné par de nombreuses municipalités au nom du respect du principe de laïcité, et le repas pris en commun est considéré comme un temps de partage intercommunautaire. C’est le principe qui a prévalu à notre décision en 2012 pour signifier le refus légitime de la collectivité d’organiser le service public en accord avec des commandes confessionnelles. Mais cela pose naturellement des questions.
La mise en place d’un menu de substitution serait-elle faite pour respecter les droits de l’enfant, sa mise en place constitue-t-elle la rupture du principe de neutralité de la collectivité devant la commande et la pression communautaire ou cette mise en place est-elle une commodité du vivre ensemble ?
Le nommer « de substitution » introduit déjà l’idée d’un compromis ou d’un abandon. Remplacer ce terme par « La diversité de menus » ne serait-il pas un acte de concorde et de liberté? Il faut avoir à l’esprit que ce problème ne se pose que pour les jeunes enfants – de trois ans à 11 ans –
Mais, par contre il ne faut pas non plus user du principe de laïcité par commodité : il ne faut pas en référer au principe de laïcité si l’absence d’une diversité des menus, diversité proposée systématiquement dans les selfs des collèges et des lycées, provient de fait des limites budgétaires de la collectivité, des manques en personnel, des impossibilités de production d’une deuxième file de production, ou encore de l’évolution des principes nutritionnels qui préconisent de ne pas manger de viande à tous les repas.
Restons vigilants.

Hôpital Pasteur de Dole, heureuse nouvelle : la chirurgie reste !

En décembre 2014, Le maire de Dole annonçait avec tambours et trompettes qu’il venait, lui, de faire enfin évoluer le dossier de la mutualisation entre la polyclinique et l’Hôpital. Un accord-cadre venait d’être signé, sous son impulsion personnelle! Car rien, évidemment, disait-il, n’avait été fait auparavant, rien n’avait été pensé, rien n’avait été imaginé. Pensez donc, en six mois il en faisait plus que la municipalité précédente en six ans ! Le bloc opératoire de l’hôpital Pasteur partait enfin à la polyclinique, sans date de retour!

Mais voilà, patatras, cruelle désillusion, rien ne va plus pour lui aujourd’hui. L’ARS (Agence Régionale de Santé) change de stratégie, rompt le protocole et annoncer le maintien du bloc opératoire à l’hôpital Pasteur! L’on nous explique à présent, en mairie, que finalement il est préférable de garder pour le moment le bloc chirurgical à l’hôpital ! Mais bien évidemment, c’est la conclusion à laquelle j’étais arrivé trois ans plus tôt!

Lorsqu’en 2013 l’ARS avait proposé à la signature le même contrat-cadre j’avais, en tant que président du conseil de surveillance de l’hôpital, présenté ce projet aux membres du conseil en appelant à ne pas le signer tant qu’il ne prévoyait pas de façon claire et ferme le plan de financement des travaux de modernisation du bloc chirurgical de l’hôpital et le maintien impératif d’un bloc opératoire à l’hôpital Pasteur pour les besoins de la maternité et du service des urgences. Le conseil de surveillance m’avait alors suivi, à l’unanimité.

Aujourd’hui je suis satisfait de la nouvelle approche du dossier par l’ARS qui a su prendre la bonne décision pour assurer une offre de soins cohérente sur notre territoire, et en particulier celle du service public. Cette décision de bon sens doit laisser ouverte la possibilité à la communauté de soins qui regroupe l’hôpital et la polyclinique de poser de nouvelles bases de réflexion qui prennent en compte les évidentes complémentarités entre les deux établissements mais aussi leurs impératifs respectifs.

Je défends toujours la nécessité d’une offre de soins complète sur notre bassin de vie qui regroupe environ 80 000 personnes. Il faut, pour cela, que l’hôpital dispose des moyens financiers pour assurer une pérennité des soins 24 heures sur 24, qu’il puisse assurer la globalité de ces soins à part les affections rares, qu’il soit, par son existence même, le garant de la proximité de la globalité de ces soins sur notre territoire, qu’il assure leur accessibilité à tous, et qu’il puisse continuer à offrir une qualité optimale de ses services.

En cours de rédaction : Plus de précisions sur les dossiers majeurs de l’hôpital Pasteur :

Les travaux de sécurité et de mise aux normes
La rénovation du bloc opératoire
Les finances
Un nouvel hôpital et quelques autres promesses de campagne
Globalité, pérennité, proximité, accessibilité, qualité des soins
Chirurgie ambulatoire et nouveaux enjeux de l’organisation

A tous mes amis de la République

Nous avons gagné, c’est très bien, j’en suis heureux pour tous les habitants de notre grande région.
Mais il faut à présent approfondir les pistes de remèdes qui ont été évoquées, non pas pour endiguer et contenir un ennemi de la République, mais pour formuler un projet républicain, social, économique et environnemental qui galvanise et donne envie aux citoyens et qui les rassemble à nouveau, nombreux. De plus, nous les élus, nous devons reconquérir une crédibilité émoussée.

La pensée économique est complexe, les problèmes de la société sont complexes, il faut savoir prendre la hauteur nécessaire pour englober toutes ces complexités dans un tout clair et compréhensible. Formulons un projet commun qui nous galvanise, nous et les citoyens.
Entamons une démarche qui porte une philosophie nouvelle et indispensable faite d’acceptation des différences, de volonté de convergences, de valeurs républicaines, de méthode démocratique et qui formule une idée neuve sur le progrès.

Soyons audacieux, acceptons de repenser nos lignes de discussions, acceptons de construire en acceptant le compromis, respectons les sensibilités idéologiques, mais soyons exigeants sur les comportements, refusons que les formules à l’emporte-pièce et lapidaires, les moqueries, les railleries prennent le pas sur nos conviction de respect, de partage, d’écoute de nos partenaires, seuls postures à même de nous faire progresser vers une alliance crédible et solide.

Il nous faut travailler, en particulier, à maintenir active une intense vigilance sur les engagements que nous prenons de faire de la politique autrement, et travailler à formuler les éléments de cet « autrement ». Multiplions nos temps de travail, construisons nos outils de veille et de production de nos idées. Ouvrons le plus largement possible ces sessions à toutes les sensibilités de gauche, de la plus radicale à la plus centriste

Quand le maire de Dole découvre le dialogue social

Décidément, même en ces jours difficiles où l’exaspération et le rejet par les électeurs des hommes politique et des élus en général les conduit à tenter des solutions extrêmes, ce drame de notre démocratie n’affecte en rien le comportement et les méthodes de l’actuel maire de Dole. Il continue, comme avant, à user des mêmes recettes éculées faites de cynisme et de mensonge. Il n’a pas compris que ce sont justement ce langage, ces comportements, ces promesses et ces errements qui lassent et fatiguent nos électeurs.

Aujourd’hui c’est le dialogue social avec les agents territoriaux de la ville et de la communauté d’agglomération qui sert de prétexte à des affirmations fantaisistes et fausses : Il n’y aurait pas eu de dialogue social à la mairie de Dole avant l’arrivée de monsieur Sermier. C’est lui qui le dit dans la presse du neuf décembre !
Evidemment une grève des agents, comme celle qui a en réuni 200 en ce début décembre, n’est jamais bon signe pour le maire ! Il fallait trouver un bouc émissaire, car foi de menteur, ce ne peut être de sa faute, c’est donc celle des autres, ceux d’avant !

Mais à qui et dans quel but vouloir faire croire de telles allégations ?

Aux agents de la collectivité ? Ils savent bien que nous avons étendu à tous le bénéfice du Régime Indemnitaire, parfois modestement certes pour les plus petits salaires, mais dans l’application stricte des règles indemnitaires de la fonction publique territoriale. Ce dialogue social bien établi durant mon mandat a débouché sur un plan de formation d’envergure dans tous les services et il a accompagné le tournant délicat de la mutualisation des services. Les organisations syndicales peuvent en témoigner.

Aux Dolois ? Pourquoi ne pas leur dire simplement que la suppression des jours de récupération et la remise en cause des 35 heures des agents sont directement liées aux choix budgétaires de la municipalité. Mais là encore ce n’est pas de sa faute, la pauvre, mais de celle du gouvernement qui diminue la dotation de l’Etat à a collectivité- Il faut au passage garder en mémoire que le président UMP, monsieur Sarkozy, préconisait une diminutions des dotations deux fois plus lourde que celle qui a été faite par le gouvernement actuel – Mais là encore ce sont ceux d’avant : « Les Républicains » n’ont aucune filiation avec ces gens-là !

Evidemment il faut un dialogue social dans la collectivité! Le maire le découvre ! Mais dialogue ne veut pas dire épandage de bonnes paroles lénifiantes et sourires charmeurs ! Ces paroles n’ont enfin plus de prise sur les agents de la ville qui se réveillent dans la douleur. Il faut à présent négocier ce qui doit être autre chose qu’un dialogue de sourds.

Refusons la tentation de la haine et soyons exigeants envers nous mêmes

Haines, rancœurs, rejets, répulsions et mépris rythment à présent nos débats et focalisent les enjeux locaux et nationaux.
Plus que jamais il faut refuser de céder à la tentation de la haine, ils n’attendent que cela.
Plus que jamais il nous faut rappeler les forces et les valeurs qui fondent la cohésion de notre République: liberté, égalité, fraternité, laïcité, justice…

Mais aussi, plus que jamais, il nous faut être exigeants envers nous-mêmes et porter ces fondamentaux dans nos actions. Si nous, les représentants élus de nos concitoyens, oublions ou négligeons ces valeurs et que nos engagements ne sont  finalement que de vaines promesses non tenues, nous décevons nos concitoyens et nous trahissons les espoirs que nous avons fait naître. La sanction alors est là.
Soyons exigeants envers nous-mêmes, tentons toujours l’absolu possible, faisons vivre notre démocratie, tous les jours, dans nos assemblées et dans nos actes. Responsables de nos engagements devant nos concitoyens, nous leur devons rendre compte, dans le respect de leur dignité.
C’est à ce prix-là que reviendra leur confiance et leur soutien.

Panne de démocratie au conseil municipal de Dole

A voir les mines réjouies et les rires complices des élus de la majorité à l’issue du conseil municipal du 24 septembre dernier, on pouvait se douter du bon tour qu’ils pensaient avoir joué à l’opposition. Ah les commentaires flatteurs et révélateurs : « Comme vous avez accéléré sur la fin, monsieur le maire! ça a été mené au galop! et puis, avec l’intervention de notre ami en question diverses sur leur score de 25%, ça leur a cloué le bec » etc…monsieur le maire!

C’est vrai : Pas le temps de réfléchir, pas le temps de dire ouf, une minute pour la décision modificative, trois minutes pour l’avenant à la DSP du chauffage urbain. Pas la peine de s’attarder, on gère. Enfin, pour finir, la violence de la sortie d’un élu de la majorité qui a clos les questions diverses est révélatrice d’un profond malaise et d’une dégradation flagrante du principe même de la vie démocratique dans notre ville.

Il y a dans ces comportements et cette organisation un péril et une dérive que je veux dénoncer, et que je dénoncerai tant que nous ne serons pas revenus à des pratiques plus saines et plus respectueuses.

Qu’est ce qui ne va plus ?

La décision de ne plus faire que quatre séances du conseil municipal par an est symptomatique de cette dérive : Quand le maire et sa majorité limitent le nombre de séances du conseil municipal à quatre par an, ils portent atteinte à l’esprit de notre démocratie locale. Tant de sujets intéressent les dolois et doivent être débattus. Quand, en réponse à la demande de faire d’avantage de séances, ils renvoient l’opposition au travail en commission et que, de fait, ils ne réunissent ces commissions que quatre fois par an, ils portent encore atteinte à cet esprit. Et lorsque la minorité s’exprime dans ces rares temps de l’expression démocratique, elle est insultée, ridiculisé. Mais quand et où pourra-t-on s’exprimer?

Le maire fait dire par ses adjoints « quand on ne fait que 25% aux élections municipales on n’est pas en droit de passer son temps à critiquer l’action de la municipalité » Ah bon? mais c’est quoi, alors la démocratie? Notre score électoral nous interdirait de porter la critique? Mais qui le ferait alors, les élus de la majorité?

Pour suivre ce raisonnement et cette posture il faut rappeler que la majorité n’a fait que 56% des voix aux municipales, et que ce score ne lui donne pas le droit de penser que tous les dolois sont derrière elle. Loin de là. La démocratie et ses mécanismes sont justement là pour que les droits de tous soient pris en compte et que tous les sujets qui concernent les dolois puissent être abordés par les élus qui ont recueilli leurs voix. La conséquence de cette attitude est simple: Puisque l’ordre du jour pléthorique des quatre maigres séances annuelles du conseil municipal omet délibérément l’inscription d’un grand nombre de sujets, seul le temps des questions diverses permet à la minorité de les aborder. Il n’est pas admissible dans ces conditions de récolter le mépris comme seule réponse. Vos avez dit démocratie?

La majorité joue là un jeu délétère. La perception qu’un grand nombre de citoyens peut avoir de la politique et de la démocratie est fragile et de telles pratiques ne font que les détourner encore d’avantage des urnes. L’organisation de la vie municipale, telle qu’est est aujourd’hui en place nuit à la démocratie et son expression. La majorité en porte directement la responsabilité.

Toujours durant ce conseil municipal,  le maire a fait dire par l’un de ses adjoint,  « Pour le bien de la ville,, plutôt que de critiquer sans cesse, il vaudrait mieux que la minorité contribue et participe à la construction de l’avenir de Dole« . Soit, mais que le maire et son équipe montrent l’exemple et soient fair play: le week end gourmand du chat perché a été un magnifique succès et une belle vitrine pour l’identité de Dole, grâce à l’investissement de nombreux partenaire et en particulier des professionnels de la filière restauration. Pour illustrer et mettre en application les vertus de cet esprit « collaboratif » quelqu’un de la majorité a-t-il bien voulu rappeler que cette manifestation a été expérimentée durant le festival cirques et fanfares dès 2011, avec le « diner des chefs » ? Ce sont pourtant eux, les chefs, qui, dans mon bureau de maire, ont formulé le projet à l’automne 2013. Personne n’a jugé bon de le faire. Quand la majorité aura fini de piller nos idées et nos projets et de se les attribuer, aura-t-elle la capacité d’en avoir par elle mêmes? J’en doute.

Ce qui est finalement grave, c’est le spectacle permanent de coups bas politiques et de petites mesquineries qui est sans cesse donné aux citoyens de cette ville. Ces pratiques n’honorent personne. Mais qui serait dupe? Tous les dolois en décryptent le jeu et les embrouilles.

Il faut se ressaisir, s’il en est encore temps.

 

Non le Centre Social des Mesnils Pasteur n’assure plus sa mission

Mensonge du maire dans la presse : Le Centre Social des Mesnils Pasteur fonctionnerait aussi bien qu’avant ( voir article dans le Progrès du 13 septembre 2015): Prenez garde, ce n’est que de l’enfumage!

Rappel de l’historique: Les Mesnils Pasteur ont bénéficié depuis de nombreuses années des prestations d’un Centre Social. Celui ci était longtemps installé dans des espaces peu adaptés à sa mission. Il a emménagé en 2013 dans des locaux entièrement neufs. Sa construction a été financée par la ville et l’Etat dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier et pour assurer une mission de cohésion sociale dans ce quartier.

Le Centre s’est consacré  à cette tâche durant de nombreuses années, en proposant une grande diversité d’activités aux habitants du quartier et particulièrement aux jeunes tout au long de l’année et durant les temps de vacances scolaires. L’association Interface était chargée de mener à bien cette mission grâce à des crédits de fonctionnement alloués par la ville de Dole et par la Caisse d’Allocation Familiale du Jura.

La liquidation d’interface voulue et menée à bien par la municipalité au courant du printemps 2015 produit de lourdes conséquences. En effet, contrairement aux allégations du maire le  Centre ne fonctionne plus comme avant, bien au contraire. Il est resté fermé tout cet été, en ne proposant aucune activité, alors que c’est justement à ce moment là qu’il faut une présence auprès des habitants et des jeunes en particulier.

L’automne ne se présente guère mieux : La ville organise une simple présence administrative pour ouvrir et fermer les portes, sans rien proposer.  La très grande majorité des activités proposées jusqu’au printemps par Interface ne sont à présent reprises et assurées par personne. Allez voir sur place, vous pourrez le constater par vous même. Les activités reprises par la MJC et par les Loisirs Populaires ne couvre que très partiellement le champ des activités assurées par Interface. De plus ces deux associations ne pourront assurer une présence que dans la mesure où la ville accordera les crédits appropriés. Ce qui n’est pas le cas à ce jour.

Un Centre Social assure avant tout un lien social. Il constitue un service à la population déterminant, et répond aux besoins des plus fragiles. Pour moi il vaut mieux consacrer les finances de la ville à structurer une offre de services plutôt que de les dilapider dans des opérations de communication mensongères.

 

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue sur mon nouveau blog !

Il est bien sobre pour l’instant, mais il va évoluer rapidement et s’enjoliver! avec des images en plus!

L’important ce sont les idées et les textes.

A très bientôt pour d’autres articles

 

Jean Claude Wambst